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Un film de Laurent Chevallier
« Momo le doyen » avait su ramener le jazz américain à ses racines africaines. Ce film – hommage est une belle bouffée d’humilité et de bonne humeur, rythmée par la musique enivrante du vieux Momo Wandel Soumah. Son énergie et son talent en deviennent presque palpables, comme si le merveilleux Monsieur Momo allait traverser l‘écran pour nous offrir un dernier concert.
Né dans les années 30 en Guinée, « Momo le doyen » a été un témoin privilégié de l’histoire de l’Afrique contemporaine : il a vécu le temps colonial avec ses orchestres destinés aux bals des blancs jusqu’à l’arrivée de l’indépendance en 1958, où il restera durant vingt-six ans dans les orchestres nationaux de la révolution guinéenne du Président Sékou Touré. Il y a quelques années, son entrée fracassante au sein de la nouvelle troupe Circus Baobab comme compositeur et chef musicien lui avait permis de se faire découvrir, bien au-delà de son pays. Laurent Chevallier, son complice durant les dix dernières années de son existence, conte dans « Momo le doyen » l’histoire merveilleuse de ce doyen du jazz. Le film est en forme de pied de nez donné au désespoir et à la misère environnante…
Complément de programme : LE BOLON D'AMADOU, LE BALAFON DE KHALI, LA FLÛTE PASTORALE DE MAMADI, MOMO PARLE DE SA MUSIQUE et 2 clips : FELENKO YEFE, SIGNOYA (Durée totale 45 min)
2006 | 83 MIN | 4/3 | N&B ET COULEUR | STEREO | VERSION FRANCAISE
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